Bonjour,
Aujourd’hui, je souhaiterais vous décrire une constellation familiale qu’une personne a récemment réalisée avec moi, afin de vous faire part des influences, souvent inconscientes, qui peuvent agir dans notre vie.
Cette personne est atteinte de polyarthrite rhumatoïde (« La polyarthrite rhumatoïde est une maladie articulaire inflammatoire et chronique, ou rhumatisme inflammatoire chronique, qui touche plusieurs articulations. Elle se manifeste par des poussées de durée variable et des périodes d’accalmie. »). Cette maladie provoque des déformations des membres, des douleurs ainsi que d’autres symptômes.

Lors de la constellation, j’ai appris que son grand-père avait été impliqué dans les marches de la mort et qu’il souffrait d’une spondylarthrite ankylosante.
Dans la constellation familiale, son grand-père portait les victimes comme un lourd fardeau sur ses épaules.
Au cours du travail de transformation, il a pu assumer la responsabilité de ses actes. Il est apparu que, s’il n’avait pas obéi aux ordres, il aurait probablement été exécuté et que quelqu’un d’autre aurait pris sa place. Il a reconnu la souffrance des victimes et a exprimé avec sincérité à quel point cela l’avait affecté et combien il en était profondément désolé. Les victimes sont alors apparues en paix et une réconciliation a pu avoir lieu.
Sa petite-fille a pris conscience qu’elle portait le traumatisme non résolu de son grand-père, ainsi que des sentiments hérités de culpabilité, de honte, d’impuissance, et de pression liée à la survie.
Elle a également compris que ses symptômes physiques pouvaient être perçus, dans le cadre de cette démarche, comme l’expression symbolique de ce traumatisme au sein du système familial, un traumatisme qui demandait à être reconnu et guéri.
À la fin de la constellation et du travail de pardon impliquant toutes les personnes concernées, le grand-père a emporté son traumatisme avec lui vers la lumière.
Cela confirme ma phrase phare : « Nous ne sommes pas aussi libres que nous croyons l’être. »
Dans le cadre de sa maladie, il était important que la personne ait pris conscience de son intrication avec son grand-père et de cette mémoire qu’elle portait.
Bien à vous,
Anneliese

Bonjour Anneliese, comme à ton habitude, merci de partager des moments si précieux du système familial, toujours en lien avec ce que nous vivons.
Est-ce que vouw pensez que si la petite fille avait pu faire ce travail avant elle aurait éviter de développer cette maladie ?
Bonjour Mireille,
Je ne le sais pas vous le dire.
Peut-être oui, peut-être non.
La maladie est souvent complexe avec plusieurs facteurs.
Bien à vous,
Anneliese